SÉJOUR A MARRAKECH 6ème JOUR
Ce matin notre groupe est décimé par la gastro. Nous ne sommes plus que quatre à effectuer une petite sortie de décontraction d'une soixante de km. Nous commençons par traverser la très belle palmeraie de Marrakech.

Puis nous prenons une route tranquille avec d'immenses lignes droites qui me rappellent mon épopée de la RAAM. Au bout de 30 km nous prenons la pluie et nous faisons demi tour en direction du soleil.


Voici la porte par laquelle nous sortons de la Médina tous les jours

un exemple de chargement à la marocaine
Demain pas de vélo pour moi : je fais des achats avant de prendre l'avion l'après-midi.
SÉJOUR A MARRAKECH 5ème JOUR
Pour aujourd'hui nous avons réservé les 2 taxis qui ont servi hier à rapatrier la plupart du groupe du col d'Oukaïmeden. La destination du jour est le site des cascades d'Ouzoud à 160 km de Marrakech. Au bout de 60 km sept cyclistes sont déposés. Véronique et Robert eux le seront 40 km plus loin. Ils évitent ainsi la partie la moins intéressante : ligne droite interminable avec un revêtement pourri. Plus nous avançons, plus les paysages sont jolis.

Nous évoluons au milieu de plantations d'amandiers en fleurs. Le temps est nuageux et la température plutôt fraîche : 11°. Nous ne réussissons pas à rattrapper Véronique et Robert. A peine arrivés, une bonne averse se déclenche. Après un repas dans un boui-boui local, nous effectuons un circuit pédestre de 3 ou 4 km passant au pied des fameuses cascades d'Ouzoud. Le retour sur Marrakech se fait en taxi.


SÉJOUR A MARRAKECH 4ème JOUR
Aujourd'hu,i c'est un gros morceau au programme, le col d'Oukaïmeden qui culmine à 2600 mètres. La route se termine en cul de sac, au pied d'un cirque dans lequel se niche une station de ski. Véronique se rend au pied du col en taxi. Comme hier, nous empruntons la route qui mène à Lourika, et comme hier nous nous retrouvons, Richard et moi, seuls devant. Après l'Ourika, nous évoluons dans une luxuriante vallée. Dés les premières rampes du col, Richard décroche : il n'est pas dans un grand jour. Pour moi, cela ne se passe pas trop mal. Tout au long de la montée, s'égrennent de petits villages jusqu'à 2000 mètres d'altitude. Petit à petit, le soleil qui régnait au départ fait place à un temps couvert. A dix kilomètres du sommet, j'ai un coup de moins bien. A six, je rattrappe Véronique. A quatre, je commence à avoir l'onglée. Ce n'est pas étonnant... mon compteur indique 3°C ! Sitôt arrivé, je m'engouffre dans le taxi qui a transporté nos vêtements pour me couvrir. Les arrivées s'échelonnent, tout le monde à froid et le taxi est pris d'assaut.
Une fois que tout le monde s'est changé, nous allons manger au restaurant.

Tout le monde rentre en voiture sauf Richard, Michel et moi. Un petit arrêt à l'Ourika pour nous délester de nos gortex, gants et jambières qui étaient indispensables pour la descente. Nous arrivons à Marrakech à la nuit tombante, avec 160 kilomètres au compteur.

Le pied de la montée de l'Oukaïmeden
SÉJOUR A MARRAKECH 3ème JOUR
Cette fois le groupe est au complet, nous sommes dix à pédaler. Le tour prévu est le même qu'hier, mais dans le sens contraire, et avec une boucle supplémentaire qui nous mènera au barrage de Lala Takerkoust. Une halte est prévue au relais du lac. Véronique part une demi-heure avant nous. Avec Richard, le rythme n'est plus le même que celui des sorties précédentes ! Tant et si bien que rapidement, je me retrouve seul avec lui. Arrivés à la ville de Lourika, nous faisons demi-tour pour rechercher les copains. Peu après la sortie de Lourika, nous reprenons Véronique. Nous restons groupés jusqu'à l'auberge où nous déjeunons. Le retour s'effectue à vive allure, Véronique étant rentrée en taxi.


Pour une fois, je ne suis pas grimaçant !

Le relais du lac

Sur le toit du riad. Elle n'est pas belle la vie !

La vue du toit du riad
SÉJOUR A MARRAKECH 2ème JOUR
Cette année, le groupe de cyclistes arrive en 2 fois. Avant l'arrivée des furieux ce soir, c'est encore une sortie tranquille qui est au programme d'aujourd'hui. Nous sommes cinq à pédaler. Petite déception, le temps est couvert. A la sortie de Marrakech, nous prenons une route qui nous secoue fortement. Au bout d'une heure, la couverture nuageuse se déchire. En dix minutes, plus un nuage à l'horizon. Nous effectuons un arrêt pour resserrer le chariot de selle de Fred mis à mal par les vibrations. A peine repartis, et c'est Jean-Pierre qui crève. Après une trentaine de kilomètres, nous prenons une route parallèle à l'Atlas. Partis de paysages désertiques, nous évoluons maintenant au milieu des oliviers et des cactus. De nombreux troupeaux de moutons paissent au milieu de prairies verdoyantes avec en toile de fond l'Atlas enneigé. C'est magnifique. Le retour sur Marrakech s'effectue à bonne allure sur une route au revêtement irréprochable. 111 kilomètres ont été parcourus.

SÉJOUR A MARRAKECH
Comme l'année passée, je séjourne une semaine à Marrakech, à l'invitation de Véronique Garnodier, la patronne des sous-vêtements Charlott'.
Ce matin, nous avons effectué une sortie de décontraction de 90 km en direction de l'Atlas enneigé se découpant sur un ciel bleu azur. Spectacle féérique ! Température moyenne de la sortie : 17 °C. Voilà un bon début de stage !

Véronique et Fred

Fred et moi
MARATHON DE BESSANS
Après une saison de vélo bien remplie, au cours de laquelle j'ai parcouru 19000 km, cela fait du bien de pratiquer une autre discipline sportive : le ski nordique appelé aussi ski de fond. Mes parents possédant un appartement à Val Cenis, c'est à Bessans distant de 8 km, que je m'adonne à cette activité.
J'ai pour habitude de conclure mon séjour en Haute Maurienne par une participation au Marathon de Bessans, épreuve de masse que l'on peut comparer à une cyclosportive dans le monde du vélo.
Pour cette année, je vais participer à mon 9ème marathon. Il gèle à peine à 10h, heure du départ. C'est une température extrêmement clémente pour Bessans à cette saison, où il n'est pas rare de voir le thermomètre flirter avec les – 20 °C.
Contrairement aux cyclosportives, je n'ai pas de dossard privilégié pour partir en première ligne. Je prends donc un départ tranquille, englué dans la masse des participants. Ma seule préoccupation du moment est d'être attentif à ne pas me faire casser un bâton par un concurrent qui viendrait heurter celui-ci trop violemment.
Petit à petit, la situation s'éclaircit, et je remonte les groupes un à un. Comme en vélo, je prends soin de ne pas me faire prendre dans une cassure et ainsi je m'abrite du vent qui souffle assez violemment. A la fin de la boucle du semi-marathon, je passe en 1h13 ce qui me laisse augurer d'un temps final en 2h30, si je ne faiblis pas trop.
Maintenant, le groupe de niveau est constitué. J'effectue donc toute la deuxième boucle au sein de celui-ci, me payant seulement le luxe d'en sortir dans la bosse située à 2 km de l'arrivée, que je franchis en 2h24, en 143ème position et 6ème de la catégorie.
Je suis satisfait de ma course dans laquelle je me suis fait plaisir.

Début de la saison cycliste à St Rémi de Provence pour le Raid des Alpilles le 18 mars
LE GENTLEMAN DE CHARLIEU
Pour ce dernier gentleman de la saison, je suis motivé pour terminer en beauté. Il règne encore à Charlieu un temps idéal pour réaliser une belle performance.
En lever de rideau, j'effectue ce gentleman avec Susan Smith, une amie de longue date. Cela fait fait deux ans que nous n'avons pas couru ensemble. Quelques années en arrière, Susan était une redoutable compétitrice avec laquelle j'ai remporté en mixte le gentleman d'Annecy à plus de 40 km/h de moyenne, Après 2 maternités et un entraînement réduit à sa plus simple expression, la forme de Susan n'est plus aussi flamboyante. Je m'efforce donc, de bien doser mon effort pour ne pas la mettre en difficulté. Tout se passe bien et nous terminons à la 4ème place en mixte.
Une heure après, je suis de nouveau en piste avec Richard. Je sens tout de suite que cela va bien se passer pour moi. Richard, lui, a un peu de mal à se mettre immédiatement dans le rythme. Mais après quelques kilomètres, il tourne à plein régime et c'est lui qui imprime le rythme dans les trois bosses du circuit. Nous terminons en boulet de canon. Heureusement, car nous prenons la 2ème place du général, à seulement deux secondes des troisièmes ! Les quatrièmes sont à 4 secondes et 5 secondes nous séparent de Jeannie Longo avec Patrice Ciprelli qui finissent 5ème.

Avec Richard, nous explosons notre record d'une minute ! C'est ce qui s'appelle terminer la saison en beauté !

Le prochain dossard que j'épinglerai devrait être celui du Marathon de Bessans en ski de fond le 8 janvier.
CHRONO DE JARDIN
Comme l'année passée, je suis associé à Laurent Thion et Richard Béraud. Il fait beau et chaud, mais il souffle un fort du sud alors que l'année passée nous avions roulé sous la pluie. Je suis encore entamé de la veille. Dans le long faux-plat du début, je ne relaie pratiquement pas. C'est Richard qui fait l'essentiel du travail car Laurent est un peu juste lui aussi. Dans la bosse de Châlons, c'est encore Richard qui mène le train. Je suis plus à l'aise sur le haut alors que la pente s'adoucit. Quant à Laurent, il est à la limite de la rupture. Sur les crêtes en forme de toboggan, j'ai retrouvé un bon coup de pédale. Malheureusement, Laurent est trop juste pour relayer et par manque d'expérience reste en 2ème position ce qui me gêne pour passer des relais. La fin du parcours sans difficulté est avalée à bonne allure.
Nous sommes 3ème du chrono par équipe de 3, et 5ème en comptant les équipes de 2 coureurs.
Prochaine épreuve le gentleman d'Ambierle, le 5 novembre.
GENTLEMAN DES MURES, AVEC MICKAËL BUFFAZ
Pour moi, ce gentleman est particulier, car je fais partie de l'organisation. J'ai en charge les motards qui ouvrent la route des coureurs professionnels, la remise des récompenses et la tombola. Je suis en place dès 9h pour préparer tout cela.
Vers 13h15, après le briefing des motards, je pars m'échauffer.
Avec Mickaël, nous partons 30' derrière Jeannie Longo, associée à Guillaume Novel, son partenaire habituel de gentleman. Le chronométreur a oublié que nous sommes intercalés entre deux départs. Nous lui rappelons et il a juste le temps de décompter les 3 dernières secondes. Stress garanti !

Mickaël part comme une balle, c'est déjà l'enfer pour recoller... Le vend du Sud nous pousse et le compteur est proche des 60 km/h, avec une pointe à 63. Mickaël est impressionnant, et je passe mon temps à crier pour le faire ralentir. Même face au vent, j'ai les plus grandes difficultés à rester dans sa roue. Le seul point positif est que nous revenons sur Jeannie et Guillaume. Dans ces conditions, c'est une délivrance que de passer la ligne d'arrivée.
Je rejoins vite le départ, pour gérer les motos ouvreuses. Pendant un bon moment, nous restons en tête, et je suis persuadé que je vais gagner mon premier gentleman. Mais c'était sans compter sur la présence de l'équipe Thévenin – Badey, qui se sont inscrits à la dernière minute et qui nous battent de 18'. Mais je n'ai pas le temps de ruminer ma déception, je file vite sous la douche afin d'être opérationnel pour la remise des récompenses. Nous gagnons quand même la catégorie à la une moyenne de 45 km/h.

